(Avec mise à jour)
Excuse-moi, je peux pas trop te parler, je suis à deux centimètres de François Bayrou, y a Vincent Lindon derrière moi, et BlueCosmic sur la table d’à côté. Je te rappelle dans cinq minutes !
Il est 19h20, c’est la première fois que je raccroche au nez de cette façon-là. Cela fait plus de deux heures et demi que j’attends, avec Julie et un autre collègue, un micro à la main, que le Béarnais le plus célèbre du moment vienne à cette conférence de presse. François est en retard. Normal, les avions, ça a toujours du retard. Enfin, ça dépend des compagnies… Et puis, un vol Saint-Brieuc - Rennes, ça doit durer longtemps ! J’espère juste que ce point-presse sera compensé carbone, comme le sont les documentaires de Yann-Arthus Bertrand.
A peine arrivé, je demande s’il y a à boire et à bouffer. Non, mais vous pouvez vous installer en terrasse, qu’on me répond. C’est l’UDF qui paye ? Non, qu’on me dit. Ben, je vais attendre dehors, le café à 2 euros, c’est l’arnaque ; moi aussi je veux lutter contre la dette : celle de mon portefeuille. En squattant sur le pavé, je me fais aborder par un mec bien sous tous rapports. Il est bloggeur, il est belge, il veut savoir si je peux le prendre en photo, avec Françoise Beyrouth à côté de lui. Désolé, chéri, je ne peux pas t’offrir ce que tu attends de moi…
18h45. Ca y est. Il est là, devant nous. Quelques secondes auparavant, une journaliste d’une grande chaîne de télé est arrivée en s’excitant, en donnant des ordres à son cadreur, et en enlevant ses lunettes de soleil Prada ™. Dans le grand rush, je me fais plaquer par les gorilles du Pyrénéen, je me retrouve avec le Belge qui s’appuie sur moi, une de ses mains sur un de mes pectoraux. Désolé, mais là, franchement, j’ai pas envie de me faire draguer.
La conférence de presse se passe (pour les images, voir le blog de Julie) et se termine, tout le monde part. C’est dingue comme ce garçon est entouré. Il y a deux mois, il arrivait seul, les mains dans les poches, sur le parvis du Palais Brongniart, à Paris. J’accompagnais deux personnes pour leur pause clope, entre deux tables-rondes. Je lui serrais la main, tout simplement. Il m’avait accordé deux minutes d’interview, dans l’indifférence générale. Plus tard dans l’après-midi, Ségolène Royal débarquait. Je patientais entre un preneur de son de France Inter (élu plubogosse de la journée) et un journaliste de RFI (diplômé de la même école que moi). Quelques secondes après l’apparition, je tenais mon micro, devant les caméras, et j’effleurais les cheveux de la candidate. Résultat : ma veste de chez H&M à 24,90 € passait le soir même à la télé.
Cette fois, rien de tout ça. Cela s’est juste terminé sur Google à la recherche du numéro de téléphone d’un journaliste trop trop trop mignon, travaillant pour une grande radio périphérique. Il y a des rencontres étonnantes, des fois…
[Précision] Maxence aka BlueCosmic portait un horrible jeans taille 28 rouge. Je pensais que ça ne se portait plus depuis 1986…
“journaliste trop trop trop mignon”… Super méga canon, Beau comme un Dieu tu veux dire ?! Jérôme Ch., l’amour de ma vie !
Qu’il soit homo ou hétéro, il fera de toute façon un(e) heureux(se). Mais bon, tu sais, les relations à distance, j’évite… et on m’a toujours dit, sagement, qu’il ne fallait pas coucher avec des mecs de la radio !
oui c’est nicolas, ca serait pour signaler une faute d’anglais au mot “loser” que tu as ecrit avec deux o !! alors ca veut plus dire la meme chose tu comprends
nico-las > Ouais, je comprends, mais en français, ça s’écrit comme ça. Bon, ok, j’aurais pu écrire “louseur” !
Et sinon, t’as pas commenté le bon article, çaimal (c) !!!
On m’a fait la même réflexion sur “loser” et “looser” sur mon blog, et j’ai fait la même réponse…
Ouaaaaaaah, too many connections between us!