- Tiens Aleksander, salut ! Je viens de t’envoyer un mail…
Là, j’ai commencé à flipper. Ce mec-là m’écrit !!! En trois centièmes de secondes, je me suis demandé ce que ça pouvait être, et j’ai passé en revue plusieurs possibilités.
1°) Il est amoureux de moi, et m’a fait une déclaration d’amour. Ce serait tout à fait cohérent, j’ai lu mon horoscope dans Métro ce matin, et il me dit que niveau coeur, c’est super trop positif, et que tous mes voeux allaient être exhausés. Même si je n’ai jamais envisagé de mariage avec Glenn…
2°) Il me déteste, et me demande d’arrêter de parler de lui avec mes copines. Alors là, faut pas trop m’en demander. Avec mes copines connasses, il ya deux principaux sujets de conversation : les gens que j’aime, et les gens que je déteste. Les autres, je les évoque à peine…
3°) Il me demande si je ne peux pas garder son chien ce week-end. Là, c’est niet. Les carresses et les promenades, je les réserve pour quelqu’un d’autre.
4°) Il a flashé sur un mec que je connais, et me demande son numéro de téléphone. Pas de problème, mon chéri. C’est le 06 66 32 61 50.
5°) Sa grand-mère a des varices et il voulait savoir si ma grand-mère à moi pouvait lui conseiller une clinique pour se faire opérer. Désolé, bébé, je ne surfe pas sur doctissimo.fr toute la journée !
6°) Il veut m’inviter à une soirée chez lui. C’est oui tout de suite, je rammène des capotes, du gel, du poppers et de la GHB !
Finalement, c’était rien de tout ça, et la vraie raison est tellement naze que j’aurais trop honte de la dévoiler sur ce blog. C’est quelque chose qui aura au moins mis un peu de lumière dans ce vendredi horrible. Comme je viens de le dire à Kimberly : I hate Friday !!! Au boulot, un de mes collègues milite au Front National. Certes. On a les loisirs que l’on peut… A chaque fois qu’il me voit arriver, il me fait signe en tâtant sa montre, pour me faire “comprendre” que je suis en retard, alors que c’est sa pseudo-rolex de merde qui est mal réglée. Hier, je le croise dans la chambre froide, il avait un couteau de cuisine dans la main. Il me regarde droit dans les yeux, me tend le couteau, et me dit :
- Toi, tu vas voir, je vais te faire une boutonnière.
Non merci, que je lui répond. Et si jamais tu parles au premier degré, je vais te présenter une charmante jeune fille. C’est mon avocate ! Je m’empresse de balancer ça à mon collègue et à mon patron, en expliquant que compte-tenu du contexte, je peux interpréter ça comme une menace de mort avec présentation d’arme, et que chez moi, ce genre de trucs, ça rigole pas. Le connard s’est fait rappeler à l’ordre par le chef, depuis, il ne me parle plus.
De toute façon, je suis à cran, en ce moment. Avant la réunion de jeudi, j’avais prévenu les autres participants que parce que j’étais légèrement malade, et que j’avais oublié ma Ventoline ™, ce serait super méga cool de ne pas trop fumer. Tu parles. Une dizaine de personnes, quatre cigarettes par personne : en trois heures, j’ai respiré l’équivalent de la fumée de quarante cigarettes. Résultat : à deux heures du matin, chez moi, je me suis résolu à écraser un comprimé de cortisone, et à snifer la poudre produite. C’était la seule solution pour que je n’appelle pas le SAMU, à cause d’une crise d’asthme à la con qui durait depuis quatre heures. Ces gens-là ne sont pas capables de se concentrer pendant plus d’une minute, sans fumer, pour travailler ? Merde, dans ce cas, j’ai qu’à tailler des pipes pendant les réunions en disant aussi que je ne peux pas m’en passer, mais que “j’arrête lundi”.
Hier soir, dans une enseigne de restauration rapide bien connue du centre-ville, j’étais à deux doigts d’aller fermer la gueule des types qui se balançaient des insultes entre eux, du genre “pédé”, ou “tarlouze”. Bande de loosers ! Vous achetez vos fringues en solde chez Exxite, vos gueules de cons pourraient être prises en photo pour Têtu, et c’est comme ça que vous parlez ? Le détail super important : ils ont avalé leur plateau en à peine cinq minutes. Mes loulous, si vous vous comportez avec vos copines comme vous avalez votre cheeseburger, ne vous étonnez pas de vous faire larguer !
Et moi, alors ?
En répondant à une question de Gabriel, j’ai fait mon comingaoût : oui, je suis célibataire, oui, mon coeur est déjà pris. Je ne sais pas si ça va avancer quelque chose de l’écrire, mais comme ça au moins, c’est dit !
Ce billet est superbe, je suis obligé de le dire, car j’ai la notion des écrits pas trop drôle et j’adore le ton completement décallé du tien
bravo donc !
Merci beaucoup pour ton commentaire ! Finalement, j’ai peut-être eu raison de continuer à bloguer
J’en profite pour dire que Dépression Royale, c’est évidemment le titre d’une musique… Et qu’en ce moment, je suis plus “Royal” que “Dépression” !
A plus les chéris !